Qu'est-ce
qu'un comportementaliste? Dans quelle situation consulter un comportementaliste
?
Les relations
entre une famille et le chien de compagnie peuvent être parfaitement
harmonieuses mais peuvent aussi parfois se détériorer.
Pourquoi ?
Le chien familier est intégré de manière tellement
étroite à la famille que les membres de celle-ci en
viennent parfois à oublier
que leur chien est ... un chien ! C'est-à-dire un animal
social - comme nous - qui vit en groupe, et, comme nous selon des
règles.
Parfois ces
règles, qui sont celles de deux espèces différentes,
coïncident plus ou moins, mais il arrive aussi que les règles
attribuées
au chien comme "membre de la famille" le placent dans
une situation d'incompréhension totale, voire d'ambiguité,
situations génératrices
de doubles contraintes, d'anxiété, qui peuvent amener
le chien à produire des réponses qui ne sont pas celles
attendues par la famille,
ce qui accroit la tension et détériore encore plus
les relations. De même pour la prétendue hiérarchie
interspécifique, chère aux dresseurs,
qui n'a aucun fondement scientifique et n'existe tout simplement
pas .
Travail
et actions du comportementaliste
Le travail
du comportementaliste est un peu comparable à celui d'un
médiateur. En ayant une description aussi large que possible
du mode
de vie du chien, de ses relations avec la famille, il peut aider
à rétablir une situation redevenant compréhensible
pour l'animal.
L'action du
comportementaliste est fondée sur ses connaissances dans
différentes disciplines scientifiques, en particulier :
L'éthologie (humaine et animale) spécialement la connaissance
des comportements du chien, de ses codes sociaux et de ses moyens
de communication, et
du cas particulier du chien familier.
La Psychologie, dont une branche dite systémique selon laquelle
tout groupe constitue un système dont chaque élément
influe sur les
autres. Et ceci
vaut pour les relations Homme/Chien.
La communication, singulièrement non-verbale.
L'information des consultants (la personne qui consulte le praticien)
du comportementaliste, ( les contrevérités les plus
fréquentes.)
Les confusions entre peur, obéissance, hiérarchie,
soumission, autorité.
La connaissance des techniques de l'entretien semi-directif.
Connaissance des comportements de menace, d'agression. Les déclencheurs
de ces comportements.
La peur : Une des causes les plus fréquentes de dysfonctionnement
de la relation famille/chien.
Le dressage, parmi les techniques inadaptées au rétablissement
d'une relation satisfaisante. Effets pernicieux.
Les attentes
du propriétaire de chien. Double contrainte. Contradictions.
Parfois incohérences.
Comme cela
se pratique en thérapie familiale, on considère que
la famille, le groupe dans lequel vit le chien, peut, bien involontairement,
constituer un système pathogène par les contraintes
qu'il implique pour l'animal. Lequel n'est pas pour autant un "malade
mental".
IL A BESOIN
D'ETRE COMPRIS, ce qui lui permettra de mieux COMPRENDRE.
Nous considérons
comme indispensable que l'animal ait été examiné
par votre vétérinaire habituel, seul compétent
dans le domaine de la santé. Nous
serons sûrs ainsi qu'il ne souffre d'aucune pathologie organique.
Les comportementalistes
s'engagent à respecter le code de déontologie de leur
profession.

Définition
Wikipédia
Le
terme comportementaliste désigne une profession axée sur
le conseil auprès des humains "propriétaires", "gardiens",
"compagnons" d'animaux familiers (généralement le chien,
le chat et le cheval). Son action vise à rétablir la relation
perturbée entre une personne ou une famille et son animal de compagnie.
Cette profession est principalement exercée à titre libéral.
Dans
sa fonction consistant à intervenir comme médiateur dans la relation
entre l'Homme à l'Animal familier le comportementaliste, dont
les formations sont principalement orientées autour de la connaissance
des chiens, des chats et des chevaux, pourra sans doute à l'avenir,
s'intéresser également aux nouveaux animaux de compagnie (NAC).
Cette
activité intéresse tout le circuit spécialisé du commerce d’animaux
familiers. De même, les éleveurs d’animaux familiers, mais aussi
toute la production animale agricole, utilisent plus ou moins
directement les compétences du comportementaliste (mais plus souvent
celles des éthologues dont le haut niveau de compétence universitaire
correspond mieux à cet environnement porté par l'innovation).
Ici, bien évidemment, la bien traitance animalière converge avec
l’intérêt économique des organisations. Les parcs animaliers,
les zoos et toutes les « communautés animalières » sont concernés.
Il ne faut pas oublier les « utilisateurs » d’animaux comme les
pompiers, la police, l’armée et les associations d'aide aux personnes
handicapées (associations de chiens guides d’aveugle ou de personnes
handicapées motrices qui ont recours à l'aide simienne, par exemple).
Le
comportementaliste doit posséder des connaissances dans le champ
des sciences animales : écologie, éco anthropologie, biologie
de l’évolution et éthologie. Il doit donc connaître la physiologie
animale, la biologie des espèces pour lesquelles il s'est spécialisé
et, à titre complémentaire la psychologie et la sociologie. Il
connaît les fondamentaux de l'apprentissage (de l'acquisition
par conditionnement aux situations d'apprentissage complexe) des
animaux familiers.
Il
est capable d'analyser les interactions entre l'animal et son
environnement. Le comportementaliste négocie avec la personnes
les règles de vie quotidienne qui permettront d’adapter l’environnement
et les relations de l’animal afin de favoriser une cohabitation
harmonieuse. Il informe cette personnes des besoins éthologiques
de son compagnon velu ainsi que des conduites à tenir à son égard
dans le respect des conditions du double bien-être (bien-être
physiologique et psychique de l'animal).
Conscient
des limites de son action, le comportementaliste peut orienter,
le cas échéant, son client vers un autre professionnel ayant compétence
pour l'aider : le vétérinaire pour soigner, l'"éducateur" et le
dresseur pour conditionner et aussi, le psychologue pour aider
la personne en proie à une situation de profond malaise personnel.
Il assure ainsi un rôle de prévention.
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